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dimanche 23 août 2009

l'écologie c'est facile !

Christie nous apprend aujourd'hui que l'écologie ce n'est pas qu'une somme d'interdits et d'obligations (trier ses déchets, éteindre la lumière,...). Ainsi au Brésil il est conseillé de laisser les enfants (et les autres ?) faire pipi sous la douche, ceci économise l'eau d'une chasse d'eau à chaque fois.
Bon, il faut tout de même se contenter de faire pipi, les garçons n'en profitez pas pour vous vider d'autres glandes que la vessie : Antoine nous racontait il y a peu les mésaventures d'une université américaine et surtout des canalisations de celle-ci. 
Si vous n'êtes plus trop sûrs de ce que vous pouvez ou non faire sous la douche pour sauver la planète, adoptez mon conseil :

titre pour Jeffanne qui nous avait régalé avec son boucher !

jeudi 28 mai 2009

Le Grand Ferré: un mâle

Hier, ma mère, qui est une dame beaucoup plus âgée que moi (condition nécessaire, mais non suffisante pour être ma mère), avait pris froid aux dents.
Ce sont des choses qui arrivent, prendre froid aux dents, surtout à ma mère. D'une manière générale, pour elle, tous les maux qui nous accablent proviennent d'un courant d'air qu'il aurait fallu éviter. La grippe banale ou porcine, la phtisie, la prostate, le sida: tout enfin, est une affaire de vent coulis. Avec une petite laine et un bon caleçon long, nous devrions être immortels. Je ne sais pourquoi, quand elle m'a dit ça au téléphone, j'ai irrésistiblement pensé au Grand Ferré… Vous ne voyez pas le rapport? Il y en a un pourtant, mais je reconnais qu'il ne doit pas s'imposer à l'esprit de beaucoup de monde… Le Grand Ferré déjà, vous vous rappelez de lui? Non? Alors je vous rafraîchis la mémoire en vitesse.

Le Grand Ferré, c'est l'un des héros magnifiques de mon enfance gauloise, à l'école primaire. Une sorte de Jeanne d'Arc qui avait des couilles, n'entendait pas de voix, et, autant qu'on le sache, n'allait même pas à la messe. Autant de subtiles différences avec l'ancêtre des féministes qui m'ont paru mériter une place sur ce blog.
J'aime mieux le dire tout de suite, on ne connaît pas grand-chose de la vie de ce Ferré, sinon qu'il a commencé à se faire un nom au cours de la Grande Jacquerie du Beauvaisis, en 1358. Les paysans du coin attaquèrent les châteaux, brûlèrent les bagnoles, piquèrent les portables, violèrent, massacrèrent, bref: une sacrée révolte qui finit mal. Ils avaient leurs raisons, sans doute… Le dénommé Ferré s'y fit remarquer, et ce d'autant plus facilement qu'il était vraiment grand. Un type monumental, fort comme un bœuf. Après cette mise en bouche, il s'installa avec une bande de paysans de ses relations dans le castel abandonné de Longueil-Sainte-Marie, d'où il mena la vie dure aux occupants Anglais. On le voit, le Grand Ferré était un résistant, et l'on s'explique mal pourquoi l'Histoire ne lui a pas offert une meilleure place. À mon avis, c'est parce qu'il était roturier, un handicap à côté de Du Guesclin, et qu'il avait du poil dans les oreilles à la différence de la Pucelle. Henry Purcell, le fameux chroniqueur Anglais de la Guerre de Cent Ans, considère aussi que le fait d'avoir connu une fin moins spectaculaire que celle de la demoiselle d'Arc, a joué en sa défaveur. On croit entendre des trémolos de compassion sous la plume de Purcell, lorsqu'il admet avec un fair-play déjà britannique pour l'époque, que la mort du Grand Ferré fut pourtant glorieuse!
Qu'on en juge: après avoir occis à la hache d'abattage, dont il ne se séparait jamais, moult envahisseurs Anglais, Ferré ressentit une certaine lassitude. Il aurait pris froid, dit-on, et se serait retiré dans sa masure avec un bon grog. Les Anglais ayant eu vent de son indisposition vinrent pour l'attaquer… Il les tua tous de sa hache, soit une bonne quarantaine selon certains auteurs, ce qui lui donna soif. Pour son malheur, il alla boire l'eau fraîche de son puits… Ce qu'il ne faut jamais faire, lui aurait dit ma mère! Cette eau glacée absorbée par un corps en sueur, déjà fébrile sans doute, en raison des courants d'air, cette eau glacée eut raison de lui: il se recoucha et mourut. Voilà-t-il pas un mâle, un vrai, comme on a perdu la recette? Quoi qu'il en soit, surtout couvrez-vous.
(Source image: monument au Grand Ferré de Michelangelo Buonarroti Junior)

mardi 5 mai 2009

La tragique épopée des amazons.

On parle souvent de ces terribles guerrières, les amazones, qui vivaient au fond des bois après s'être coupée un sein. Elles montaient à cheval de travers, d'où l'expression : "monter en amazone".

Il est temps de réhabiliter cette tribu assez proche mais pourtant injustement méconnue, car ayant vécu dans l'ombre de ces pittoresques créatures : les amazons.

Les amazons vivaient au fond des bois, après ne pas s'être coupés un testicule, car c'étaient des petits malins. Ils étaient futés. Ils n'allaient pas se mortifier les gonades pour des histoires d'éthnotrucs. Ils montaient à cheval normalement. D'où l'absence d'expression à ce sujet. Parfois, ils ne montaient même pas à cheval.

Les amazons étaient de terribles guerriers. Ils étaient très robustes, sauf quand ils étaient malades, et qu'ils avaient vraiment mal à la gorge, mais à part à ça, ils gagnaient très souvent.

Bien que doux et pacifiques, les amazons effectuaient de nombreuses expéditions punitives à titre préventif, contre les tribus voisines. Sitôt les victimes nues capturées, elles étaient habillées, puis mises toutes nues, et les amazons tournaient autour en scandant des : "comment-ça-je-refuse-de-m'engager" ou de tonitruants "comment-ça-on-peut-changer".

Mais parfois ils étaient magnanimes, et soudain, enterraient la hache de guerre et proposaient le grand calumet de la paix, ou, à défaut, une petite pipe.

Leurs coutumes étaient calquées sur leurs cruelles consœurs : ces "veufs noirs", sitôt l'accouplement consommé de manière fornicatrice, dévoraient leurs conjointes fécondées, se passant allègrement de la vie en couple, eux aussi. Leur tribu s'est éteinte assez rapidement, ce qui est ballot.

vendredi 24 avril 2009

Pépé Joseph

Pépé Joseph a la science infuse. Tout du moins, il sécrète de ses pores une science dans laquelle j’infuse. Pépé Joseph est aussi vieux qu’on peut l’être et même davantage. C’est bien simple, à coté de lui, Abraham à la fin de sa vie a l’air d’un jeune premier. Il porte des vêtement marrons, toujours. Chemise en lin marron. Pompes en cuir marron. Casquette marron. Pantalon en tissu fin ? Marron, c’est ça ! Vous avez tout bon…

Pépé Joseph est un grand voyageur. Il est originaire d’une petite ville près d’Ancone. Comme Pépé Joseph est un original, quand la famille s’est tirée en Suisse, puis est venue en France, il a choisi d’aller vivre l’American Dream et réside depuis ce temps là à Brooklyn. Le voir ici, dans ce village de ploucs paumé de Seine et Marne nous intimide tous. Mais il met tout le monde d’accord, il dit que tout le monde est aussi con que possible, à part moi. Non pas que je sois plus intelligent que les autres, non, vous savez bien que ce n’est pas cela ; je n’ai qu’une seule qualité : je suis le seul mâle à porter le nom de la famille et il sait que la pérennité de ce nom (pas illustre pour deux sous) n’est concentré que dans mes seules couilles (Pépé Joseph ne sait pas encore que je ne fais que des filles, il m’aurait maudit sans cela).

Pépé Joseph marmonne plus qu’il ne parle. Il dit « ton oncle est un con » ; « ta tante est une conasse » ; « ton cousin est un abruti » ; « ta grand-mère ? Elle nous vendrait sans sourciller au plus offrant ». Et moi, je me marre, du haut piteux de mes 18 ans, je me marre. Quand j’allume une clope, Pépé Joseph me file une torgnole puis me laisse quand même la fumer. Cet après-midi, il fait relativement frais mais nous sommes dehors. En me voyant grelotter, il me dit : « regarde, tu trembles comme une feuille, tu ne seras jamais un homme si tu ne parviens pas à affronter le froid ». Alors, je contracte ce que je peux là où je peux, pas froid, Pépé Joseph, pas froid, pas froid, suis un couillu top moumoute !

Il demande soudain : tu as des gonzesses ?
- Oui, je réponds !
- Beaucoup ?
- J’arrive même plus à les compter…
- Menteur !
- Nan, je ne mens pas !
- Si tu mens ! La petite rouquine qui vient te voir, tu la regardes comme si elle était un trésor retrouvée de l’Atlantide !
- Nan, c’est pas vrai !
- Si, me mens pas où je t’en colle une ! C’est pas grave ! L’attachement, c’est pas très masculin mais…pas grave !
- J’vais la larguer, j’m’en fous !
- Nan, fais pas ça, tu vas te faire du mal et Pépé Joseph, il ne veut pas que tu aies du mal à ton petit cœur… tu lui manges la chatte ?
- Hein ?
- A ta rouquine, tu lui manges la chatte ?
- …
- Tu ne réponds pas ! ça veut dire que lui manges la chatte ! ça c’est le comble ! Et elle, elle te suce la tige ?
- Quoi ? Mais non !
- Hein, tu lui manges la chatte et elle ne te suce pas la queue ? Moi, Joseph, je n’ai jamais mangé de chatte et je me suis fait lustrer au moins un bon million de fois. Tu es bien comme tous les autres membres de cette famille pourrie. Allez dégage !

Ce jour là, j’ai compris qu’il était temps que je change le sachet de mon infusion.