
Galerie de chasse du Château de Chambord [source]
Il y a deux grandes périodes dans la vie d'un mâle. Je veux dire qu'à partir du moment où il a du poil au menton et qu'il comprend que la mère n'est pas l'avenir de l'homme, on peut diviser son existence en deux parties totalement distinctes.
Dans la première, il encombre les bistrots, les bars, les boites de nuit et tous les lieux fréquentés de même par la gent féminine. Car si l'on suppose la femme d'être dotée d'une certaine intuition, il est définitivement acquis que l'homme est équipé d'un instinct qui le pousse à partir à la chasse.
Les premières fois sont ardues et le gibier ramené se résume habituellement à une collection complète de râteaux. Cette suite jardinière n'entame en rien son caractère de prédateur et c'est à force d'insister qu'il affine sa technique jusqu'à enfin tirer son premier coup.
C'est par l'expérience et par une pratique régulière qu'il sait, par la suite, plus aisément atteindre son objectif. Gagnant en hardiesse, il lui sera même donné parfois de braconner sur des terres déjà occupées et de prendre en ses rets quelque épouse aux après-midis monotones.
Dans la seconde partie de sa vie d'homme, il rencontre un spécimen particulier de l'autre sexe demandant un peu de temps pour être étudié plus en détail. Il découvre alors l'intimité de la féminitude : le couvercle des toilettes, les cheveux souples et brillants qui bouchent la bonde de la douche et les conversations interminables à propos des angoisses existentielles.
Si ce n'est la relecture complète et régulière des 36 tomes de la sexualité, il s'interroge souvent sur sa propre préférence entre ces deux parties de sa vie. Sa place n'est-elle pas plus d'être à la chasse ?
Il y a deux grandes périodes dans la vie d'un mâle. Je veux dire qu'à partir du moment où il a du poil au menton et qu'il comprend que la mère n'est pas l'avenir de l'homme, on peut diviser son existence en deux parties totalement distinctes.
Dans la première, il encombre les bistrots, les bars, les boites de nuit et tous les lieux fréquentés de même par la gent féminine. Car si l'on suppose la femme d'être dotée d'une certaine intuition, il est définitivement acquis que l'homme est équipé d'un instinct qui le pousse à partir à la chasse.
Les premières fois sont ardues et le gibier ramené se résume habituellement à une collection complète de râteaux. Cette suite jardinière n'entame en rien son caractère de prédateur et c'est à force d'insister qu'il affine sa technique jusqu'à enfin tirer son premier coup.
C'est par l'expérience et par une pratique régulière qu'il sait, par la suite, plus aisément atteindre son objectif. Gagnant en hardiesse, il lui sera même donné parfois de braconner sur des terres déjà occupées et de prendre en ses rets quelque épouse aux après-midis monotones.
Dans la seconde partie de sa vie d'homme, il rencontre un spécimen particulier de l'autre sexe demandant un peu de temps pour être étudié plus en détail. Il découvre alors l'intimité de la féminitude : le couvercle des toilettes, les cheveux souples et brillants qui bouchent la bonde de la douche et les conversations interminables à propos des angoisses existentielles.
Si ce n'est la relecture complète et régulière des 36 tomes de la sexualité, il s'interroge souvent sur sa propre préférence entre ces deux parties de sa vie. Sa place n'est-elle pas plus d'être à la chasse ?
